BLOG-COACHING : SOYEZ MALIN AVEC VOTRE VIE

AU SUJET DE L'AUTEUR

photo_marcellingJe suis Marcellin S. GANDONOU est Coach, Auteur et Directeur Général de The H&C Group. J’ai formé et coaché des avocats, architectes, notaires et des chefs d’entreprises et cadres des organisations telles que Boad, Diamond, MTN, Togocel, CEB, Saham Assurance, Sunu Assurances, Total, Plan Togo, Togo Equipement, FUCEC, Ecobank, Orabank…

Je vous propose cette nouvelle série pour passer à un niveau supérieur dans votre vie et votre carrière…Prenez le rendez-vous chaque semaine…

EPISODE 1: NE LAISSEZ PAS CES TROIS POISONS VOUS POURRIR LA VIE

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Je me suis rendu compte qu’en général, à la fin de la journée, ce n’est pas forcément le travail, les courses ou les activités qui nous fatiguent, mais notre fatigue en grande partie est due aux émotions et sentiments négatifs que nous trainons tout au long de la journée. La colère, la frustration, la convoitise, la haine, l’envie, les ressentiments, les auto-flagellations…Chacun traine son bagage et son lot. Ce qui est dommage, c’est que ces différentes émotions sont nos ombres ; elles nous suivent partout ; nous ne pouvons pas les couper ou nous en séparer. Mais la bonne nouvelle, c’est qu’on peut décider de changer la nature de ces émotions pour en faire de bonnes afin d’oxygéner nos journées. Au lieu de la peine et de la colère, décidez plutôt de ressentir la paix et la joie. Au lieu de la frustration, décidez de ressentir la gratitude…..Nous allons en parler plus longuement à la fin de l’épisode.  

  1. LE JUGEMENT

  J’ai remarqué que nous prenons du plaisir à juger les autres, à décortiquer leurs vies et en plus, c’est plus facile, n’est-ce pas ? Wyane Dyer, dans son livre Il faut le croire pour le voir, a dit quelque chose de spécialement intéressant que voici : « Lorsque vous vous surprenez à penser et à agir de façon négative ou bien à porter des jugements, n’oubliez pas que cela indique aussi où vous êtes à ce moment-là plutôt que là où vous n’êtes pas ; que c’est peut être un signe que vous vous identifiez dans une certaine mesure avec la personne jugée. Ce qui nous dérange le plus chez les autres est souvent quelque chose que nous refusons de reconnaitre en nous-mêmes, ou encore quelque chose dont nous avons davantage besoin. Essayer de vous intéresser plutôt à la raison pour laquelle vous êtes en train de porter un jugement qu’à ce qui « cloche » chez l’autre personne ». Ainsi donc, lorsque nous jugeons, au fond on se pointe du doigt sans le savoir. C’est un peu comme de façon inconsciente, nous nous remettions en cause dans l’autre. Puisque nous ne voulons et refusons de voir nos propres erreurs, c’est plus facile de voir celles des autres. Une des pratiques en psychologie pour aider les gens à guérir de la culpabilité, et le coaching utilise aussi cette pratique, c’est de faire asseoir le patient et mettre une chaise vide en face de lui. Ensuite, on lui demande de considérer qu’il s’est dédoublé et que son autre moi est assis sur la chaise en face de lui, à qui maintenant il doit parler et dire tout ce qu’il lui reproche jusqu’à vider son sac. Ensuite, de lui pardonner et de se libérer du sentiment de culpabilité, par exemple. On suggère à d’autres de regarder dans le miroir et de se dire toutes les choses qu’ils se reprochent. Je pense que ce n’est pas mal comme exercice. Mais cet exercice ne marchera pas si vous devez vous critiquer seul sans le sentiment de ne pas être la personne à qui vous parler. Je pense que c’est ce que Dyer essaie de nous expliquer dans son livre : nous nous voyons et nous reprochons des choses à travers les critiques que nous adressons aux autres. Je vous donne un exemple : lorsque quelqu’un reproche à son prochain un manque d’attention et d’affection, en général on n’est le premier à ne pas en donner et quand vous le reprochez à votre prochain, vous vous dites indirectement que vous-même n’en donnez pas suffisamment. Le principe dit que vous recevez ce que vous donnez. Donc si vous n’êtes pas suffisamment aimé, cela veut dire qu’en réalité vous n’aimez pas suffisamment d’abord. Si vous voulez qu’on vous aime plus, aimez plus d’abord. Comme le dit Gandhi, soyez le changement que vous voulez voir dans le monde. J’étais en formation avec des managers sur le thème «  Animation d’équipe et création de la dynamique de groupe », et un participant disait qu’il a fait tous les efforts possibles mais que ses collaborateurs ne s’ouvraient pas à lui et qu’il ne voyait pas quoi faire de plus. Je lui ai répondu que si ses collaborateurs ne s’ouvrent pas, c’était lui le problème et non les autres. La question est de savoir s’il a démontré suffisamment que les gens peuvent lui faire confiance. Et la première règle pour avoir la confiance de ses collaborateurs, c’est de démontrer de sa propre vulnérabilité. La plupart des chefs se positionnent en connaisseurs et en des gens parfaits. Hors très souvent, on n’aime pas ceux qui se positionnent comme cela ; par conséquent personne ne viendra à vous et n’aimera pas que vous connaissiez ses faiblesses au risque de les utiliser contre lui si en plus vous êtes un chef. Et lorsqu’il y a un parfait et un imparfait, cela veut dire qu’il y a un supérieur et un faible ; or personne n’aime qu’on voie sa faiblesse. Tout le monde vit donc dans son monde ; il ne peut pas par conséquent y avoir de la confiance. Si vous passez vos journées à juger et à critiquer les autres, non seulement c’est vous-même qui êtes en cause, mais vous engendrez un sentiment de malaise en vous. Supposons que vous travaillez dans un Open space et qu’un de vos collègues a porté des habits que vous jugez inadéquat pour le travail, vous allez entretenir une conversation interne du style (comment on peut porter quelque comme cela pour venir travailler, sa femme ne l’a pas vu quand il sortait, du n’importe quoi, après c’est pour jouer aux intello ici, comment quelqu’un de censé peut faire des choses pareilles ?…..) Non seulement le temps d’entretenir ce dialogue interne, vous serez déconcentré, mais chaque fois que vos yeux vont se poser sur lui, vous allez replonger dans la conversation et comme tout ce sur quoi on se concentre prospère, si son habillement avait suscité de la colère en vous, cette colère vas aller en grandissant jusqu’à vous démoraliser et vous paralyser. Puisque c’est votre ombre, elle va vous suivre tout au long de la journée. Nous jugeons plein de choses sur les gens à part eux-mêmes : leurs habillements, parfums, démarches, façons de manger, démarches, la manière de parler, façon de s’asseoir, la manière de réfléchir, de parler, l’accent…. Et ce sont ces choses qui occupent nos pensées la journée et du coup nous ne consacrons plus du temps ce qui vaut la peine. On n‘est alors surpris à la fin  journée ; conséquence : on commence par maugréer et s’énerver contre soi-même. Parfois on ne sait même pas pourquoi on est tendu. On devient le manager de la 25ème H, qui font tout dans l’urgence, foutent la pression à tout le monde. On rentre ensuite à la maison avec une mauvaise mine et pis, on s’en prend aux gens de la maison comme s’ils en étaient pour quelque chose.

  1. LA NEGATIVITE

  Nous sommes champions dans la capacité à voir le mal partout. Vous avez remarqué que nous sommes plus passionnés et inspirés quand il s’agit de trouver ce qui va mal ? Je vous mets au défi de présenter une idée d’entreprise ou un projet que vous considérez comme l’idée du siècle à un ami, parent ou partenaire. Soumettez-le à deux exercices :

  • Demandez-lui de vous trouver toutes les bonnes raisons qui prouveront que votre idée ou projet va marcher
  • Ensuite demandez-lui de vous lister toutes les raisons qui vont faire échouer l’idée.

Je peux vous assurer qu’en grande partie la deuxième liste sera plus fournie que la première liste. Ne soyez pas étonné : nous sommes prolifiques quand il s’agit de voir le mal partout. Les gens vont vous démontrer de façon scientifique avec des chiffres à l’appui que ce n’est pas possible. Sachez que le fait d’être tout le temps négatifs vous empoisonne la vie. Imaginer les pires scénarii catastrophiques vous pourrit la vie. J’ai remarqué que pour beaucoup de gens, le fait d’imaginer les pis catastrophes constitue une échappatoire et une raison de se dédouaner de leurs responsabilités. Lorsque vous travaillez sur un projet et qu’après analyse vous vous dites que ce projet est voué à l’échec, vous faites quoi après ? Vous laissez tomber naturellement. Puisqu’il ne va pas marcher pourquoi se fatiguer et dépenser de l’énergie autant économiser cette force pour une autre chose. Et du coup vous vous arrêter. Même si on vous demande pourquoi vous avez arrêté, vous démontrez avec fierté les preuves à l’appui que le projet ne marchera. Ce qui est extraordinaire, c’est que vous ne vous sentirez pas mal parce que votre responsabilité n’est pas engagée. Si cela ne vous est pas encore arrivé, regardez autour de vous des gens sont content lorsqu’on abandonne des idées parce qu’ils ont démontré que ça ne marchera pas. L’autre chose qui vous empoisonne la vie, conséquence de la négativité, c’est que vous anticipez sur d’éventuelles souffrances. Celui qui est négatif voit de loin ce qui ne marchera pas, anticipe parfois sur la douleur qui va résulter d’une situation. Prenez le cas d’un entrepreneur qui vient de finir un contrat et s’est fait payer, mais n’a rien en vue comme promesse d’achat. Lorsqu’il va commencer par voir le négatif, il va se poser des questions sur comment il fera si il n’a pas de nouveau contrat d’ici un mois, comment il va faire pour payer les salaires, pour payer le loyer, pour rembourser les prêts… et il se verra effectivement par anticipation dans une situation où il n’a pas pu tenir tous ces engagements. Tenez-vous, il se sentira dépourvu, mal dans sa peau, énervé parfois et commencera par mal parler aux gens, à maltraiter ses collaborateurs et les traiter parfois de paresseux. Il sera dans tous ses états, comme si la situation s’était déjà produite. Et pourtant, jusqu’alors il n’en est absolument rien. J’entends d’ici certains me dire que ce sont des questions et interrogations légitimes qu’en tant que chef d’entreprise on doit se poser. Je suis d’accord, mais il y a une différence entre se poser les bonnes questions pour se mettre dans la dynamique de recherche de solution, et le fait de voir le négatif dans une situation et anticiper sur la douleur prochaine. Dans ce dernier cas, la négativité bouche vos sens d’analyses et de prise d’initiatives ainsi que votre capacité de pro-activité pour aller au-devant des choses et travailler aujourd’hui pour résoudre la situation. Figurez-vous que beaucoup de gens tombent malades rien qu’en imaginant le pis. Vos journées sont auto-sabotées parce que vous pensez au pis. Vous allez à l’hôpital, on fait toutes les analyses possibles mais on ne trouve rien et la médecine ne peut rien expliquer. Désolé, elle ne peut pas expliquer une intoxication mentale ou psychologique ; elle ne peut expliquer et tenter de guérir qu’une intoxication alimentaire. Pour la première, vous pouvez vous auto-guérir, c’est pour cette seule maladie qu’on autorise l’automédication. La plupart des maladies sont imaginaires et d’origine mentale. Elles sont dues en partie aux trois éléments dont nous parlons ici qui ne sont pas exhaustifs. Je suis convaincu que l’on peut se guérir mentalement en toilettant son mental. Personnellement, je prends très rarement des médicaments. Si vous demandez à ceux qui me connaissent de quoi Marcellin a besoin lorsqu’il est indisposé à commencer par mon épouse, ils vous diront du calme et du repos. Ce sont mes deux comprimés ; le reste, c’est mental. Arrêtez de vous empoisonner mentalement avec la négativité quotidienne : elle ne vous rend pas service.

  1. LA COMPARAISON

Ah la comparaison, quand tu nous tiens. Tout le monde se compare à tout le monde. Souvent, quand je suis en circulation, je compare ma voiture avec celles qui me dépassent. Je suis fier quand je me rends compte que la mienne n’est pas mal par rapport à d’autres. Mais lorsqu’une autre me dépasse et est jolie, je me surprends en train de me dire : « Mon frère il faut changer de voiture. » Il n’y a que deux résultats que vous obtiendrez lorsque vous vous comparez à d’autres personnes ou comparez votre situation à celles d’autres personnes. Nous le faisons souvent parce que nous définissons mal le succès. Pour la plupart des gens, le succès, c’est de faire, de posséder ou être plus que les autres. Nous pensons avoir réussi lorsque nous avons les plus belles voitures… Lorsque votre vis-à-vis devient l’indicateur pour mesurer votre succès, je crains vous ne soyez en train de vous égarer parce que le jour où cette personne ou situation pour laquelle vous vous battez ne sera plus là, vous aurez de moins en moins de raison de faire les choses. Votre raison de vous battre, de vous réveiller, d’aller de l’avant aura disparu ; par conséquent vous arrêterez également. De faire les choses. C’est tout comme si votre vie avait perdu de sa saveur. Supposons que dans votre travail, en famille, parmi vos amis… il y a quelqu’un qui vous dénigre et qui aime étaler ses réussites ou possessions et qui au même moment vous démontre que vous ne valez rien, qu’il possède plus que vous, qu’il est plus intelligent que vous, que ses enfants sont plus intelligents que les vôtres, que son ou sa partenaire est le ou la plus belle du monde… En règle générale, nous nous surprenons à reprendre la comparaison nous-mêmes et on se dit qu’effectivement cette personne est parfaite et qu’elle a une vie de rêve. Et qu’est-ce qu’on ne donnerait pas pour être à sa place ? Inconsciemment on commence par mesurer nos possessions et nos comportements sur cette personne jusqu’à nous dire : si seulement je pouvais être comme celui-là. Et notre vie commence par tourner autour de cette personne : on aimerait que notre partenaire soit comme celui ou celle de l’autre, que les enfants aillent dans la même école et pratiquent les mêmes activités comme ceux de l’autre, on commence par faire des reproches aux nôtres en utilisant l’autre qu’on convoite comme indicateur…A un niveau, si vous ne faites pas attention, vous ne vivrez plus. Tout ce que vous entreprendrez, toutes vos initiatives auront leurs sources dans ce que l’autre entreprendra. Même vos idées les plus belles, vous les laisserez tomber parce que l’autre ne l’a pas essayé ou au détour d’une conversation, il pense que ce n’est pas une bonne idée. Je peux vous assurer que la plupart des gens qui font l’étalage de leurs possessions et veulent démontrer qu’ils sont les meilleurs et veulent être au centre de tout, ont en réalité un manque criard d’affection, d’amour et d’attention et ils trouvent satisfaction dans l’éloge des autres. Et très souvent, ils exagèrent en ce qui concerne leurs réussites, ils doivent tout le temps faire montre de nouveaux exploits pour être au centre de l’attention. Parfois, ils portent des masques de bien-être et de bonheur. Là où la comparaison ne vous rend aucun service, c’est que vous calquez votre vie sur celle d’une personne qui est en réalité un fantôme déguisé. Ensuite, vous êtes désemparé lorsque cette personne n’est plus dans votre environnement immédiat, tout simplement parce que votre baromètre, raison de vivre ou ce qui vous motive n’existe plus : vous commencez par faire du surplace. Et c’est là que les écailles tombent de vos yeux et vous vous  rendez compte qu’en fait vous ne viviez pas et que c’est l’autre qui était votre carburant. Je pense que c’est donner trop de pouvoir à une personne que de vouloir lui ressembler. Le succès, c’est vis-à-vis de soi-même et non vis-à-vis des autres qu’on l’estime. Je reconnais que nous sommes dans un monde d’étalage et d’image, mais j’ai remarqué que la plupart des gens qui tombent dans la comparaison ne sont pas heureux et ne vivent pas, ils sont plutôt dans une course effrénée d’accumulation et de possessions qui vident leurs vies de sens. Il y a plein de gens qui sont dans l’accumulation, dans une sorte de compétition avec les autres et quand ils arrivent à un point donné, ils se demandent : « pourquoi tout ceci ? » En plus de cela, ils n’en jouissent pas. Ils peuvent pas partir en vacances, ils ne prennent pas du plaisir. Vous ne trouvez pas que c’est bien dommage de faire une course et une fois arrivé, vous n’ayez même pas un sentiment de paix, de paix et d’accomplissement personnel ? En paraphrasant la Bible, on peut se demander à quoi ça sert de posséder tout l’or du monde si on ne peut pas en jouir. Si vous ne possédez pas pour vous-mêmes, vous n’en jouirez pas. Vous n’avez que deux résultats suite à une comparaison : soit vous vous trouvez supérieur à quelqu’un, soit vous êtes inférieur à quelqu’un. Dans les deux cas, vous ne gagnez rien.   QUE FAIRE POUR ETRE PLUS MALIN ? LE SUCCES C’EST LORSQUE VOUS FAITES CHAQUE JOUR PLUS QUE CE QUE VOUS AVEZ FAIT HIER.

  1. Soyez votre propre indicateur de succès : Il y a tellement de travail à faire sur votre vie et sur vous même que vous ne pouvez pas avoir le temps de vous comparer à une autre personne. Comme le dit si bien le Mahatma, soyez le changement que vous voulez voir dans le monde.

Voici les 3 améliorations que je vais opérer dans ma vie les trois prochains mois : Exemple : Je décide de passer trois jours dans la semaine sans juger, sans convoiter et sans me comparer à personne

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  1. Elevez votre conscience: Vous êtes ce que vous pensez ; vous ne pouvez pas obtenir autre chose. Le figuier ne peut produire des olives, un manguier ne produira pas des citrons et vous ne pouvez pas presser de l’ananas en vous attendant à obtenir un jus de goyave. Revisitez votre intérieur. Vous devez accepter que vous méritez de posséder des choses pour vous-même et non parce que d’autres les ont et vous voulez les avoir aussi. Tout se résume dans cette formule simple : « pour l’avoir, il faut l’être ; ensuite faire ce qu’il faut pour l’obtenir ».

ETRE + FAIRE = AVOIR Voici mes proclamations pour élever ma conscience : Exemple : Je suis méritant comme tout enfant de Dieu d’avoir une famille heureuse, un époux (e) qui m’aime pour ce que je suis et que je rends heureux (e)

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EPISODE 2 : 3 ASTUCES POUR NE PAS CONFONDRE DIFFICULTE ET IMPOSSIBILITE

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La plupart des entrepreneurs sont très enthousiaste au départ de l’aventure : ils sont en général convaincu à tort ou à raison que ça va marcher à coup sûr. Surtout lorsqu’ils ont des débuts de promesses sans avoir même commencé ou des accords de principe de commandes au moment où ils ont lancé les premières productions… Même celui qui a obtenu un financement est sûr qu’il pourra être dans les délais de remboursement et que ce ne sera pas aussi dur que ça. Ils pensent qu’au pis des cas comme le dit un dicton africain, « on va manger pour le chien et lui il restera affamé ». Le Business plan est nickel, même l’environnement sociopolitique est favorable. Les amis et parents vous soutiennent ; ce qui est rarement le cas. Je rencontre souvent des entrepreneurs ayant de grandes ambitions et qui sont euphoriques au début. Ils me disent : « Marcellin, je suis convaincu que ça va marcher ». Il y en a même qui me remercient de les avoir soutenus et coachés pour finalement prendre la bonne décision de lancer une entreprise. Mais la plupart oublient leurs bonnes prévisions et intentions au premier choc du terrain. C’est un peu comme vous arrivez pour votre premier voyage en Europe en Hiver, à la descente d’avion le premier coup de froid que vous recevez vous déstabilise malgré le fait que vous saviez cela au départ. Ici il y a beaucoup qui sont tentés de laisser tomber. Lisez cet article d’abord et ensuite vous déciderez, ou contactez-moi pour un accompagnement.

  1. LES CALCULS QUE VOUS FAITES AU DEBUT SONT TOUJOURS BONS

Pour les lecteurs entrepreneurs, vous vous rappelez de vos débuts ? Lorsque vous faisiez les prévisions de vente, d’écoulement du premier stock, d’achats d’intrants, vos premiers clients virtuels. C’était bon, n’est-ce pas ? Vous avez prévu acheter votre première voiture après six mois ou un an. Vous avez rassuré votre banquier que vous ferez tous pour ne pas rater une échéance afin de bénéficier d’un autre prêt rapidement. Vous n’aviez pas tort ou vous n’avez pas tort en faisant ces prévisions si vous êtes actuellement dans le cas. Comme on le dit, à partir du moment où l’esprit humain conçoit quelque chose, cela veut dire que c’est réalisable. Vous avez parfaitement raison et avez le droit de faire des prévisions. Vous devez en effet faire des prévisions parce que ce sont elles qui vont vous portez vers le résultat. En tant qu’entrepreneur, vous avez besoin de perspectives. Un entrepreneur sans perspectives, est battu dès le départ. Vous allez remarquer que beaucoup d’entrepreneurs qui réussissent ne sont pas forcément ceux qui détiennent le plus de diplômes ou de connaissances intellectuelles, mais plutôt ceux qui sont portés par des ambitions, des rêves, de bonnes perspectives. Vos prévisions vous donnent de l’enthousiasme et de l’énergie. Vous allez remarquer que lorsque vous êtes enthousiaste, vous êtes plus créatifs et plus productifs. Si vous n’avez pas de prévisions de départ, ça va être compliqué pour vous de tenir ; vous n’aurez rien à laquelle vous accrocher lorsque les premières difficultés arriveront.

  1. TENEZ FACE AUX PREMIERS CHOCS ENTRE REALITE ENTREPRENEURIALE ET LES CALCULS DE DEPART

Comme un premier Gaou à Paris, pour ceux qui connaissent la chanson du groupe Ivoirien Magic système, le premier contact avec un monde inconnu est toujours difficile. En tant que entrepreneur vous allez faire face à ce que j’appelle « LA DURE REALITE ENTREPRENEURIALE ». Vous allez vous rendre compte que vos prévisions n’étaient pas toujours conformes à la réalité du monde des entreprises. Contrairement au premier Gaou qui est déjà à l’aéroport et qui ne peut pas retourner en même temps, vous pouvez être tenté de laisser tomber au premier choc qui peut même être un désenchantement complet. La plupart des entrepreneurs ne sont pas préparés au premier choc. Ils se disent même que ce ne sera pas aussi difficile que cela si vous leur dites se tenir prêt à affronter des difficultés. Je trouve souvent drôle que dans beaucoup d’institutions étatiques, ceux qui traitent les dossiers de demandeurs de prêts et octroient les prêts ne sont pas des entrepreneurs. Des gens qui ne connaissent pas grand chose aux difficultés des entreprises doivent analyser les dossiers de prêts. Ils ne peuvent pas dire aux bénéficiaires les types de difficultés auxquelles ils doivent faire face. Un paradoxe qui me fait souvent sourire aussi, c’est quand dans des écoles supérieures, ceux qui enseignent la vente et le marketing ne sont pas des gens qui sont confrontés à ces problèmes mais des fonctionnaires. Des fonctionnaires qui doivent enseigner la vente à des commerciaux… pffffff ! Attendez-vous à ce que ça soit difficile et parfois compliqué. Vous allez parfois sacrifier des projets personnels au détriment de vos ambitions. Vous connaitrez la frustration de devoir payer vos collaborateurs sans vous payer. Il vous sera parfois difficile de répondre favorablement même à des sollicitations familiales ou de vos amis. Il y a des plaisirs personnels que vous allez devoir reporter. Vous recevrez des chèques sans provisions. Certains clients vous donneront leurs accords de principe ou vous enverront des bons de commandes qu’ils vont annuler à la dernière minute. Il y a des clients que vous appellerez la vielle d’une confirmation de commande qui ne décrocheront pas ou seront inaccessibles. Vous recevrez dans certains cas des mises en demeures des impôts ; vous recevrez également des convocations… Je vous épargne le reste. Mais face à tout ceci, vous devez tenir ferme parce que c’est une étape incontournable pour aller à l’étape suivante. C’est ainsi que vous pouvez finir par réussir. Si vous refusez cette étape la suite sera difficile. De la même manière, on dit qu’on n’a pas la chance de la première impression, vos réactions face aux premiers chocs liés à la dure réalité entrepreneuriale montreront comment vous réagirez par la suite. Cela fait partie du jeu. Vous ne pouvez pas vouloir jouer à un jeu et refuser certaines règles du jeu. Une des règles du jeu entrepreneurial, ce sont les difficultés.

  1. UTILISER LE PARADOXE DE STOCKDALE POUR AVANCER MALGRE TOUT

J’adore l’histoire de ce général Américain que raconte Jim Collins dans son livre GOOD TO GREAT. Stockdale est un général américain fait prisonnier au cours de la guerre de Vietnam. Ses camarades au début de la captivité étaient convaincus qu’ils seront libérés dans les brefs délais par l’armée et qu’ils allaient vite rentrer chez eux. Les mois puis les années passèrent et ils n’étaient toujours pas libérés. Ils se laissèrent aller au désespoir vu que la libération ne venait pas. Contrairement aux autres, notre général a gardé le moral ; non seulement cela, mais il était devenu le point d’ancrage et la lueur de vie pour le reste des prisonniers. Il a même inventé un mode de communication qui permettait aux prisonniers de communiquer. Sept ans après, ils furent libérés et on demanda au général ce qui lui avait permis de tenir bon malgré la captivité, les conditions, la torture et tout ce que vous pouvez imaginer. De sa réponse Jim Collins a sorti le principe du «  PARADOXE DE STOCKDALE ». Il dit que

  • J’étais convaincu qu’un jour je sortirai de là, je n’ai jamais perdu la foi quant au fait qu’on finira par sortir et cette foi était indéfectible, mais au même moment,
  • Je devais faire face à la cruauté quotidienne de la captivité faite de tortures, de faim, de plaie…

Donc il était question de faire face à la dureté et à la cruauté de la réalité mais au même moment garder une conviction sans faille et une foi inébranlable quant à l’issue heureuse de la captivité. Je pense que tout entrepreneur devrait s’inspirer de ce paradoxe. Vous allez recevoir des chocs, de l’ingratitude, des coups bas. Désolé mais la plus grande partie des coups que vous recevrez en tant qu’entrepreneur ne sont pas prévu dans votre business plan. Et à ce niveau, c’est votre état d’esprit qui fera la différence. Mais ces choses ne doivent pas vous faire perdre foi dans votre rêve, dans votre ambition de devenir un entrepreneur à succès. A partir du moment où vous êtes convaincu que vous faites la bonne chose, vous devez continuer. Ne dit-on pas que les grands vents soufflent uniquement contre les grandes montagnes ? Si vous voulez mesurer la grandeur de votre rêve d’entrepreneur, regardez la taille de vos défis. QUE FAIRE POUR ETRE PLUS MALIN ? ENUMERER TROIS SITUATIONS AUQUELLES VOUS DEVEZ APPLIQUER LE PARADOXE DE STOCKDALE Situation1…………………………………………………………………………………………= Est-ce vraiment de l’impossibilité ?  Oui                    Non   Est-ce de la difficulté ?                     Oui                     Non Situation2………………………………………………………………………………………… Est-ce vraiment de l’impossibilité ?  Oui                    Non   Est-ce de la difficulté ?                     Oui                     Non   Situation3………………………………………………………………………………………….   Est-ce vraiment de l’impossibilité ?  Oui                    Non   Est-ce de la difficulté ?                     Oui                     Non   Si ce ne sont pas des situations impossible et je suis convaincu que ce n’est pas le cas, comprenez alors que ce n’est pas de l’impossibilité mais plutôt votre capacité d’analyse qui est en jeu. Toutes les ressources dont vous avez besoin pour atteindre vos objectifs sont déjà en vous. Faites face à vos défis et demandez leurs qu’elles leçons ils veulent vous enseigner, apprenez les leçons, soyez malin et gagnez.

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